Loi de Finance 2026 en Tunisie​

Loi de Finance 2026 en Tunisie

La Loi de Finances 2026 s’inscrit dans un contexte économique marqué par la poursuite de la consolidation budgétaire, la maîtrise des déséquilibres macroéconomiques et la relance progressive de la croissance.
Elle vise à renforcer la soutenabilité des finances publiques tout en soutenant l’investissement, l’emploi et la justice sociale.

L’État poursuit une politique de rationalisation des dépenses publiques, notamment à travers le ciblage des subventions et la maîtrise de la masse salariale.
Les subventions sont progressivement réorientées vers les catégories sociales les plus vulnérables afin d’améliorer leur efficacité.

La LF 2026 accorde une place centrale à la mobilisation des ressources propres, en renforçant la lutte contre l’évasion et la fraude fiscales.
Des mesures sont introduites pour améliorer le recouvrement des impôts et élargir l’assiette fiscale.

Le texte prévoit une révision de certaines taxes et droits, notamment dans les secteurs à forte valeur ajoutée ou à faible niveau de conformité fiscale.
La fiscalité indirecte est utilisée comme levier de régulation de la consommation.

La Loi encourage l’investissement privé, en particulier dans les secteurs stratégiques tels que l’industrie, l’agriculture, les énergies renouvelables et le numérique.
Des incitations fiscales ciblées sont maintenues pour les projets créateurs d’emplois.

Les PME et startups bénéficient de mesures de soutien spécifiques, notamment en matière de financement, d’allègement fiscal et de simplification administrative.
L’objectif est de dynamiser le tissu économique et renforcer l’entrepreneuriat.

La LF 2026 soutient la digitalisation de l’administration fiscale, afin d’améliorer la transparence, réduire l’informel et faciliter les démarches des contribuables.
Le recours aux plateformes électroniques est élargi.

Sur le plan social, la Loi de Finances renforce les programmes de protection sociale, notamment au profit des familles à faible revenu.
Les mécanismes d’aides directes sont privilégiés par rapport aux subventions généralisées.

Le secteur financier fait l’objet de mesures visant à renforcer la solidité des banques et encourager le financement de l’économie réelle.
Les instruments de finance alternative et islamique continuent d’être soutenus.

Enfin, la LF 2026 traduit l’engagement de l’État en faveur d’une croissance plus inclusive, durable et équilibrée sur le plan régional, tout en respectant les contraintes budgétaires nationales.